paradoxe du menteur \pa.ʁa.dɔks dy mɑ̃.tœʁ\ (locution nominale) : Paradoxe autoréférentiel consistant en un énoncé qui se qualifie lui-même de faux — sous la forme canonique : « cette phrase est fausse » ou « je mens » — de sorte qu’il ne peut être ni vrai ni faux sans contradiction : si l’énoncé est vrai, il est faux ; s’il est faux, il est vrai.
Synonymes de paradoxe du menteur
antinomie du menteur· paradoxe d’Épiménidepour la version attribuée à Épiménide le Crétois· paradoxe du Crétoispour la version attribuée à Épiménide le Crétois
Définitions
Locution nominale \pa.ʁa.dɔks dy mɑ̃.tœʁ\
- Paradoxe autoréférentiel consistant en un énoncé qui se qualifie lui-même de faux — sous la forme canonique : « cette phrase est fausse » ou « je mens » — de sorte qu’il ne peut être ni vrai ni faux sans contradiction : si l’énoncé est vrai, il est faux ; s’il est faux, il est vrai.Eubulide de Milet est connu comme l’auteur d’un ensemble considérable d’arguments logiques déconcertants, encore appelés sophismes ou paradoxes. Parmi ceux-ci figurent l’antinomie du Menteur et le paradoxe du Sorite.
Étymologie
De paradoxe, du latin paradoxon, lui-même issu du grec ancien παράδοξος, paradoxos (« opposé au sens commun ») et menteur, de l’ancien français menteor,dérivé de mentir, avec le suffixe -eur. Le paradoxe, attribué à Épiménide le Crétois, remonte au , sous la forme de l’énoncé « Tous les Crétois sont des menteurs ». Discuté depuis l’Antiquité, ce paradoxe n’adopte son orthographe précise en françai…
Mots voisins
paradoxe de Banach-Tarski· paradoxe de Berry· paradoxe de Kripkenstein· paradoxe de Ménon· paradoxe de Russell· paradoxe du barbier· paradoxisme· paradoxologue· paraedrite· paraescrime· paraétatique· parafascisme
Sources
- « paradoxe du menteur », Wiktionnaire, le dictionnaire libre. Texte sous licence CC BY-SA 4.0.
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